Mémoire d'une amie Constante

Mathématiques souterraines

Pauvre petite fille sans nourrice
Arrachée du soleil
Il pleut toujours sur ta valise
Et t'as mal aux oneilles
Tu zones toujours entre deux durs
Entre deux SOS
Tu veux jouer ton aventure
Mais t'en crèves au réveil


Tu fais toujours semblant de rien
Tu craques ta mélanco
De 4 à 5 heures du matin
Au fond des caboulots
Et tu remontes à contrecoeur
L'escalier de service
Tu voudrais qu'y ait des ascenseurs
Au fond des précipices

Oh mais laisse allumé bébé
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se broutent
Oh mais laisse allumé bébé
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se mouchent
Dans la soute à cartouches

Maintenant tu m'offres tes carences
Tu cherches un préambule
Quelque chose qui nous foute en transe
Qui fasse mousser nos bulles
Mais si t'as peur de nos silences
Reprends ta latitude
Il est minuit sur ma fréquence
Et j'ai mal aux globules

Oh mais laisse allumé bébé
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se broutent
Oh mais laisse allumé bébé
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se mouchent
Dans la soute à cartouches


Paroles et musique : H.-F. Thiéfaine

# Posté le mardi 03 octobre 2006 14:28

L'étranger dans la glace

L'étranger dans la glace
Descendre dans la soufflerie
Où se terre le mystère inquiet
Des ondes & de l'asymétrie
Des paramètres aux coeur violet
Je vois des voiles d'aluminium
Au fond de mon regard distrait
Des odeurs de mercurochrome
Sur le registre des mes plaies

Le vent glacé sur mon sourire
Laisse une traînée de buée
Quand je regarde l'avenir
Au fond de mes yeux nécrosés
Le vide à des lueurs d'espoir
Qui laisse une ombre inachevée
Sur les pages moisies de l'histoire
Où je traîne ma frise argentée


Mais mon regard s'efface
Je suis l'étranger dans la glace
Mais ma mémoire s'efface


La brume adoucit les contours
Des ratures sur mes triolets
La valse des nuits & des jours
Se perd dans un murmure discret
Les matins bleus de ma jeunesse
S'irisent en flou multicolore
Sur les molécules en détresse
Dans le gris des laboratoires


Mais mon regard s'efface
Je suis l'étranger dans la glace
Mais ma mémoire s'efface




Hubert-Félix Thiéfaine

# Posté le vendredi 18 août 2006 11:28

Rémini-sens

Rémini-sens
De la musique en pagaille et une brêve envie d'etre bref. Pourtant, pour tant de souvenirs, sous venir, venir de loin et sans ambition, j'aurais pu m'acheter ou troquer une nostalgie de carton. Le marché des réminiscences est encore ouvert à cette heure là. Il ne se finit qu'à mon minuit, celui de la vie. J'ai le temps d'écrire.

Pas de larmes, ni de remords, je te remords à pleines dents, sale peste d'année passée.

Juste un petit sourire, sous rire de tout, tout était imparfait. D'ailleurs, je le conjugue. Qu'on juge tout ça sans haine, les petits bonheurs qu'on a laissé derrière nos yeux qui regardent les traces de pas dans le sable d'une existence annuelle.

Rappel vif, la peau ressent le temps. Je frissonne d'avoir vécu.

A fleur de peau, pot de fleur brisé sur l'infini, mon coeur se rappelle avoir battu. Battu quoi ?
Il a battu la vie ce con. Mais pas à mort, tout de m'aime. Et c'est vrai, tout plein de j'aime, si peu de j'haine...

Je suis vaguement tristouillet, douillet, toutes ces images qui reviennent dire aurevoir.
Les moments de pleurs ? Délavés par les larmes. Ils n'ont plus vraiment de goût. Ceux-là, je les laisse dans le tiroir noir.

Tout n'est plus à refaire, et heureusement, j'aurais peur de tout gacher, cacher, chais plus. Il a rarement plu...
Je suis heureux, c'est con. Con vers gens, mes petits souvenirs, sous venir, venir d'ailleurs. D'ailleurs, je reviendrai. C'était bien, toutes ces foules croisées, entrecroisées et décroisées, au milieu desquelles j'ai tiré mes cartes du "je".
Carré d'as ! Quinte flush ! Quelques paires de gants dans la figure font figure de souffrance.
Il en faut, loin sans faux, et faux-semblants. Non, non, je n'ai pas fait semblant de vous adorer, dorés comme vous n'etes pas. Temps mieux, je préfère l'argent, ça rime avec gens.
Vive l'art-gens ! Car oui, c'est un art, et vous m'avez peint sans relache, sans etre laches. Lachez pas le pinceau !

Les cris repartent en sens inverse, sans averse de sens.

Continuez à etre ! Etre l'avoir, avoir l'etre et l'R de "Revenez"...

On s'oublie plus jamais, mais j'avoue ressentir un pincement de coeur, en vous faisant revivre cette année sous ma plume, d'envol en atterrissage. A tes rires sages, mon cher Nicolas, je ne dédicace pas cette page.
Je vais tourner la page. Maintenant, main tenant celle-ci, j'ai envie de voir le verso de ces vers saugrenus.

Pourtant, pour tant de souvenirs, sous venir, venir plus loin et sans regrets...

# Posté le jeudi 27 juillet 2006 07:05

Modifié le mercredi 06 juin 2007 08:17

Vaguement la fin.

Vaguement la fin.
Merci pour tout. A bientot. Bonnes vacances.
Une énorme pensée pour Petitelf, Glair, Vanessa, P-A, Manon, Sofffy, Kuggg, Clémentine, Maud, Héloïse, Allison et tout ceux que j'ai oublié. Pas ma faute.


Un simple vagabond intemp-festif, qui, pour une fois, a envie de dire aurevoir.

Rendez-vous au bonheur du coin, ou ailleurs....

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 10:04

Modifié le mercredi 06 juin 2007 11:57

Fossé d'une plaine sans retour

Fossé d'une plaine sans retour
On me dira ce qu'on voudra, mais j'ai besoin de repos, de calme et de présence rassurante.
Une aire d'autoroute comme un vieux square dont l'age ne signifie plus rien, aucune importance. Juste le temps de s'asseoir.


On est plus à 100 clopes près, et de toute façon, j'ai oublié mon paquet de mort dans un vieux troquet d'ennui.

Alors, quoi ? Les étoiles sont-elles différentes selon avec qui on se place ? La lune est-elle une question de point-de-vue ? La nuit noire va-t-elle nous éblouir ?
Peu importe, je ferme les yeux un instant. Je repartirai avec ma dose de poussières célèstes plus tard. Dormir en oubliant que la fenetre du ciel est restée ouverte...


On trouve pas toujours ce qu'on veut. Et on veut pas toujours ce qu'on trouve. Des apparences trompeuses te font croire à une fausse éternité, et tu meurs le lendemain... Ironie de la vie ? Ou juste une belle erreur sur la carte du temps ?

"Y a eu une couille, je me suis gouré quelque part là."

Pleurer des impressions de contrefaçons, sans jamais se souvenir que c'est surement la vérité qui tombe à nos pieds.

Prochain carrefour, direction ailleurs. En attendant, laissez-moi rever.....

# Posté le lundi 03 juillet 2006 22:12